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le Blog'notes de Charlot du 13

 

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1/ Brève de comptoir


Marcel : Allez, c’est ma tournée ! Allez, à la votre !
Tous : A la votre !
Léon : A la notre ! au XXème siècle qui va arriver ! Et, vous savez, les gars, y a pas que le sexe dans la vie !
Tous : Silence interrogatif
Léon : Y a le cul aussi !
Tous s’esclaffent !
Anatole : Alors, Octave ? on t’entend pas ce soir.
Octave : Boff. Chuis pas en forme. Comme vous me voyez, je reviens en fiacre du cimetière.
Tous : …
Octave : J’étais à un enterrement, cet après-midi. Un collègue des Impôts.
Jules : Ah ! on le connaît ?
Octave : Oh ! ça m’étonnerait. Albert Métayer, il s’appelait. Il allait jamais au bistrot. Il buvait pas. Après le boulot, il allait travailler comme bénévole au Secours Catholique.
Marcel : Oh ! ça, c’est bizarre.
Octave : Ouais, il était bizarre, ce type. Il donnait tout ce qu’il avait. Albert, c’était un grand cœur. Il donnait de l’argent aux pauvres. Il donnait de son temps à tout le monde. Il a même donné une semaine de congé à un autre collègue parce que sa femme était malade.
Anatole : Et ben ! c’était un grand généreux, cet Albert !
Octave : Ouais ! Et même, sa femme, il l’a donné à tout le quartier !
Tous : Ah ! Ah ! Ah !
Marcel : Et elle, elle lui donnait des cornes !
Tous : Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Jules : Et comment il est mort ? Il était malade ?
Octave : Non, il a été assassiné.
Léon : Hein ? Assassiné ? et par qui ?
Octave : Un soir de la semaine passée, Albert, il a rencontré au Secours Catholique un plus pauvre que lui. Il lui a donné tout l’argent qu’il avait sur lui.
Anatole : Et alors ?
Octave : Et le soir tard, en rentrant chez lui, il est tombé sur un gros malabar avec un couteau grand comme le bras, qui lui a dit : « la bourse ou la vie ? » et comme il n’avait plus de bourse, Albert, il a donné sa vie.

 

2/ Un prêche


Mes chères sœurs, mes chers frères, nous sommes réunis ce soir pour accompagner un être cher, un être d’exception qui nous a quitté soudainement pour aller rejoindre notre seigneur.

Et je me réjouis de voir une si belle assemblée, tant de monde, venus se recueillir sur sa dépouille mortelle. Sachez que son âme, qui est en route vers le ciel, vous en remercie. Oui, Albert Métayer, notre cher Albert, nous a quitté cette semaine, assassiné par un malfrat pour quelques sous.

Albert, cet homme si gentil, cet homme si généreux, a péri de son grand cœur. Comme vous le savez, Albert donnait tout ce qu’il pouvait donner. Il suivait scrupuleusement le chemin du Christ dans le don de soi. Il donnait de l’argent aux pauvres. Il donnait de son temps à la paroisse. Il donnait de son temps au Secours Catholique. Et Il donnait même le temps de ses proches, se privant de leur présence.

Ainsi, ma chère Ernestine, il vous libérait tous les soirs pour aller consoler les gens de votre quartier qui souffraient d’une trop grande solitude. Tous vous en sont reconnaissants, ma chère Ernestine, et quand votre deuil sera passé, tous, y compris moi même, espérons que vous repreniez votre tournée des solitaires.

Mes chères sœurs, mes chers frères, Albert, Notre Albert, est mort de son grand cœur. Mercredi passé, il était encore jusque tard le soir au Secours Catholique. Il y recevait des familles dans le besoin. Et comme ce cher Albert pensait que donner un colis à cette brave famille chrétienne mais pauvre comme Job n’était pas suffisant pour lui, il leur a donné tout le contenu de son porte-monnaie..

Et tard le soir, en rentrant chez lui, un malfrat l’a agressé d’un couteau pour son argent. Certains disent qu’il a écarté les bras pour montrer qu’il n’avait rien. Mais moi, je sais qu’il a mis les bras en croix pour suivre le chemin du Christ jusque sur sa Croix. A la question : « la bourse ou la vie ? » Albert n’a pas hésité. Comme il n’avait plus de bourse, il a donné sa vie

 

3/ Extrait d’une thèse scientifique


Et comme démontré ci-avant, nous allons étayer notre théorie sur la prédestination due à l’hérédité, comme le montrent les écritures : « jusqu’à la troisième ou quatrième génération ».

Contrairement à ce que prétend ce charlatan de Charles Darwin, nous ne descendons pas du singe (lui, peut-être ? qui n’est pas encore arrivé au stade humain)…

Mais nous sommes bien à l’image de notre dieu, qui nous a façonné et nous a donné le destin que nous suivons sans avoir le choix de modifier quoi que ce soit.

A titre d’exemple, je voudrais prendre l’histoire de deux hommes de la famille Métayer. Deux hommes que bien plus de trois ou quatre générations séparent. Imaginez : deux cents générations !

L’ancêtre : Clotaire Métayer, né le 25/12/1058.
Le descendant : Albert Métayer, né le 12/09/1843.

Clotaire Métayer était métayer et fils de métayer. Homme généreux, il le fut jusqu’à l’extrême. Enfant, il donnait ses jouets, des figurines de bois aux enfants des journaliers. Il leur donnait ses habits et se vêtait lui-même de guenilles. Il donnait son goûter. Il en mourut même. Un soir, voyant plus pauvre que lui, il lui donna sa bourse. Et la nuit venant, rentrant chez lui par les bois, il tomba sur un bandit qui lui demanda : « La bourse ou la vie ? et comme il n’avait plus de bourse, il donna sa vie.

Et voyez le destin de son descendant :

Albert Métayer était un employé scrupuleux du Trésor public. Généreux, il donnait tout ce qu’il avait. Il donnait de l’argent aux pauvres. Il donnait de son temps à tout le monde. Bénévole au Secours Catholique, il donna un soir sa bourse à plus pauvre que lui. Et la nuit, rentrant chez lui par une ruelle sombre, il tomba sur un voyou qui lui demanda « la bourse ou la vie ? » Comme il n’avait plus de bourse, Albert Métayer a donné sa vie.

Je vous remercie, Mesdames, Messieurs de votre attention.
Bonsoir.

 


 


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