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Le 3ème bouquin : Momo le nomade

 

Evangile selon Momo


L’histoire se passe au VIème siècle, dans la péninsule arabique. C’et un désert hostile parsemé de quelques rares oasis. Elle est seulement parcourue par des tribus d'éleveurs et des caravanes. Les souverains des grands empires orientaux, Byzance et la Perse, dédaignent de l'occuper.

Momo naît à La Mecque tout juste cinq ans après la mort de Justinien, le dernier des grands empereurs romains. La Mecque (Mekka en arabe), oasis proche de la mer Rouge, est l'une des rares villes de la péninsule. Elle compte 3.000 habitants sédentaires. Elle est dirigée par la tribu arabe connue sous le nom de Koraishites (ou Koraïchites). La fortune de la ville vient du commerce caravanier et d'un sanctuaire, la Kaaba, construit autour d'une mystérieuse pierre noire. Ce sanctuaire est un lieu de pèlerinage pour les idolâtres arabes de toute la péninsule.

Le père de Momo est un marchand du nom d'Abdallah. Il meurt en voyage deux mois avant que n'accouche sa femme Amina. Lorsque celle-ci meurt à son tour, Momo n'a que six ans. L'orphelin est élevé par son grand-père, le chef du clan des Hachémites, puis par son grand-oncle, Abou Talib. Bien que ne sachant ni lire ni écrire, il assure sa fortune en épousant à 25 ans une riche veuve de quinze ans plus âgée que lui. Khadidja. En 26 ans de vie commune (et malgré son âge avancé), elle lui donnera quatre filles.

Devenu un notable, Momo organise des caravanes vers la Syrie. Il a de multiples occasions de dialoguer avec les juifs et les chrétiens de passage ou installés à La Mecque, ce qui lui donne une connaissance de la Bible orale et populaire. Vers l'âge de 40 ans, en 610, Momo prend l'habitude de se retirer dans une grotte du désert, sur le mont Hira, à cinq kilomètres de La Mecque. Peut-être est-il fatigué de sa vieille épouse (elle a alors 55 ans, ce qui est assez âgé pour une femme à cette époque), peut-être a-t-il une petite aventure… on ne le sait pas…Cependant, et selon ses dires, pendant une nuit, l'ange Gabriel lui souffle à l'oreille : «Récite» !

À son retour à La Mecque, Momo commence à annoncer la parole de Dieu (Allah en langue arabe). Il se présente comme son envoyé. Il arrive difficilement à convaincre :Outre sa femme, les premiers convertis sont son cousin Ali ; son serviteur Zeïd, un esclave qu'il a affranchi, et son parent Abou Bekr.

Les commerçants de La Mecque craignent pour leurs revenus, liés aux pèlerinages qui guident des Arabes de toute la péninsule vers la pierre noire du sanctuaire de la Kaaba. Ils ne tardent pas à persécuter le petit groupe de disciples. Battus, quelques-uns se rétractent pour échapper aux violences. Ils pourchassent aussi Momo et le traitent de fou. Heureusement, le prophète bénéficie de la protection indéfectible de son oncle, Abou Talib.

Finalement, dans son désir de se rallier les Mecquois rétifs à sa prédication, il lance de l'esplanade de la Kaaba la sourate dite de l'Étoile. Ses deux dernières phrases suggèrent un accommodement avec les idolâtres : «Ce sont les déesses sublimes / Leur intercession est admise.»

Les relations s'apaisent aussitôt entre les clans rivaux. Cependant, chez les disciples, c'est la consternation. Ils se demandent à quoi ont rimé leurs souffrances s'ils doivent en définitive revenir à un polythéisme déguisé. Par chance (et sans doute aussi grâce à l'intervention appuyée de ces disciples), l'ange Gabriel restaure la vraie doctrine en soufflant à Momo une sourate dite de Youssouf par laquelle il est dit que les deux versets incriminés ont été inspirés par Satan(1).

Momo bénéficie opportunément de la conversion de l'un des hommes les plus puissants de La Mecque, Omar ibn al-Khattab. Celui-ci apporte au prophète son précieux soutien après l'avoir violemment combattu.

En 619, l'horizon s'obscurcit avec la mort de l'épouse dévouée, Khadidja, ainsi que du puissant Abou Talib. Se sentant menacé, Momo part pour l'oasis de Taïf, à une centaine de kilomètres, mais il en est chassé par les habitants, peu soucieux de se fâcher avec les commerçants mecquois. De retour à La Mecque, il en profite pour se remarier et met fin à sa monogamie antérieure. Il épouse d'une part une veuve du nom de Saïda, d'autre part la très jeune fille de son disciple Abou Bekr. Elle a nom Aïsha... et guère plus de six ans.

Momo décide alors d’intensifier ses révélations religieuses. Quoi de mieux pour entrainer des guerriers sots et ignares ? Dans l'une de ses nouvelles visions, Momo se voit transporté pendant son sommeil à Jérusalem, puis de là, un cheval ailé, Borak, le hisse jusqu'au ciel avant de le ramener dans son lit. Le récit de ce vol a fait que Jérusalem est devenue la troisième ville sainte de l'islam, après La Mecque et Médine. Le rocher d'où se serait envolé le prophète, aujourd'hui révéré, est le même que celui sur lequel, d'après les juifs, Abraham aurait manqué de sacrifier son fils Isaac ! C'est autour de ce rocher, sur le mont Moriah, qu'ont été édifiés les deux Temples juifs, l'un et l'autre détruits par des envahisseurs. Après la conquête musulmane, un monument somptueux, le «Dôme du Rocher», a été édifié autour du rocher sacré. Bien sûr, comme ce n’était qu’un rêve, nul besoin de trouver des preuves…

Malgré tout, Momo ne se satisfait pas de rester à La Mecque, où il ne peut guère accroître le nombre de ses disciples et donc de sa richesse et de son pouvoir,et doit endurer une opposition persistante de la part des commerçants. C'est alors que survient un événement décisif qui débouchera sur la fuite à Médine...

Après avoir envisagé de quitter La Mecque pour l'oasis de Taïf, à une centaine de kilomètres au sud, Momo est approché par des disciples originaires de Yathrib, une autre ville-oasis située à 400 kilomètres au nord de La Mecque.

En 622, à Aqaba, sur les bords de la mer Rouge, les représentants de Yathrib signent avec le Prophète un pacte d'alliance et acceptent d'accueillir ses disciples mecquois, au total 70 personnes. Peu après, le Prophète lui-même se résout à faire le voyage vers Médine en compagnie de son ami Abou Bakr. Leur départ de La Mecque se déroule sous le sceau du secret. Ce départ, sans doute anodin, appelé Hégire (émigration) va pourtant donner lieu à la création d’un calendrier.

Suite à l'installation en son sein du Prophète, Yathrib prend le nom de Médine. Momo aménage sans attendre en son centre un lieu de prière ou mosquée. Il prend soin de rapprocher ses disciples mecquois et médinites dans une même fraternité et leur enseigne les rites de la prière commune.

L'arrivée à Médine de Momo et de ses fidèles (environ 200 familles) ne tarde pas à épuiser les ressources de la petite oasis... cependant que, non loin de là, passent les caravanes des riches commerçants mecquois. En janvier 624, en un lieu appelé Nakhlah, douze disciples de Momo attaquent une caravane de La Mecque. Ils tuent un homme d'une flèche et font deux prisonniers. Ils ramènent aussi un butin consistant dont ils remettent un cinquième à Momo. Cette forme de guerre est l'aspect le plus brutal du jihad. Le jihad recouvre un ensemble de prescriptions qui vont de l'approfondissement spirituel à la guerre sainte contre les infidèles en vue de propager l'islam par la guerre.

À Médine même, Momo impose sans ménagement son autorité. Selon les récits de la tradition, Asma, une poétesse ayant attaqué le Prophète dans ses vers, est poignardée dans son sommeil par un musulman aveugle. Dès le lendemain celui-ci obtient un non-lieu de Momo. Le même sort attend Afak, un juif centenaire. Kab ibn al-Ashraf, un troisième poète, met en rage les musulmans en adressant des vers d'amour à leurs femmes. Momo réclame des sanctions et, le soir même, la tête de l'impudent roule à ses pieds.

En 624, le prophète Momo rompt avec les tribus juives de Médine en choisissant de prier non plus vers Jérusalem mais vers La Mecque. Cette rupture va déboucher sur un combat à mort.

Sensible à la théologie juive, le Prophète s'en inspire au commencement dans ses recommandations sur le jeûne et les interdits alimentaires relatifs au porc. Il adopte le calendrier lunaire des juifs, avec des mois réglés sur les cycles de la Lune. Il fixe le jeûne pendant le mois de Ramadan, qui coïncide avec le début de la révélation coranique mais aussi avec la fête juive de l'expiation. Et il prescrit à ses fidèles de se tourner vers Jérusalem pour la prière.

Il n'empêche que trois des quatre communautés juives de Médine persistent dans leur refus de se convertir à la nouvelle foi. Ces juifs reprochent en particulier à Momo de détourner le sens des textes bibliques et osent même se moquer de lui inculte et ignare. En février 624, une révélation divine enjoint à Momo et à ses disciples de modifier la prière rituelle : elle se fera désormais en se tournant non plus vers Jérusalem mais vers la pierre noire de la Kaaba, le sanctuaire des idolâtres de La Mecque.

Au printemps 624, à l'approche d'une caravane particulièrement riche en provenance de Syrie, Momo décide de l'attaquer. Mais ses plans sont déjoués par un espion. Les Mecquois du clan des riches Koraishites dépêchent une armée au secours de leur caravane. C'est la bataille du puits de Badr, qui voit la victoire des musulmans malgré leur infériorité numérique. À son retour triomphal de la bataille de Badr, Momo ordonne l'exécution de deux prisonniers mecquois qui s'étaient montrés particulièrement virulents à l'égard du Prophète et de ses disciples.

Momo remarque par ailleurs que les juifs de Médine se sont tenus à l'écart de la bataille. Son dépit à leur égard n'en devient que plus grand. C'est ainsi que de nouvelles révélations divines l'amènent à remodeler le calendrier. Elles précisent en particulier que le jeûne musulman se pratiquera pendant le mois de ramadan, celui durant lequel se déroula la bataille de Badr. Les interdits alimentaires exprimés dans les révélations faites au Prophète restent quand à eux assez semblables à ceux des juifs.

Le fossé se creuse entre les juifs de Médine et la communauté des croyants. Trahisons, violences et médisances alimentent la zizanie, malgré le code de bonne conduite établi lors de l'arrivée de Momo. Peu après la bataille de Badr, un incident met le feu aux poudres. Une ou plusieurs musulmanes sont molestées au marché par des juifs de la tribu des Banu-Kainuka. Échauffourée, meurtres de part et d'autre. Le chef de la tribu mise en cause refuse de payer l'amende réglementaire aux parents des victimes musulmanes. La tribu est assiégée par le Prophète et ses disciples et, au bout de deux semaines, contrainte de leur livrer ses immenses biens et d'émigrer.

Un peu plus tard, la deuxième tribu juive, celle des Banu-Nadhir, se voit reprocher de soutenir les habitants de La Mecque. Elle est chassée vers le nord après un long siège et une violente bataille contre les musulmans.

Tandis que les musulmans poursuivent la guerre contre La Mecque, Momo s'irrite de plus en plus du manque de soutien des juifs de Médine à son égard. La crise arrive à son terme en 627, après la «bataille du fossé» qui met une dernière fois aux prises Mecquois et musulmans de Médine. Sorti vainqueur du siège, Momo décide d'en finir avec les juifs de la troisième et dernière tribu de Médine, les Banu-Kuraiza. Sur son ordre, les musulmans décapitent 600 à 700 hommes et les ensevelissent dans une grande fosse de la place du marché de Médine. Ils se partagent les biens de la tribu, ainsi que les femmes et les enfants.

Et l’histoire continue ainsi. La conquête s’étend, s’étend. La nouvelle religion va devenir un empire conquis par la force. On se doute que le lecteur est frustré de ne trouver dans ces récits aucun des miracles qui faisaient le bonheur des autres évangiles, aucune merveille, rien qui ne fasse rêver…

Au lieu d’un conte fantastique, nous avons affaire à un récit d’aventures, un récit de guerres.. ;

Ainsi va le monde ?

1/ L'affaire est close... Elle refera surface quatorze siècles plus tard avec la publication à Londres d'un épais roman intitulé Les Versets sataniques. Son auteur, Salman Rushdie, sera vilipendé et condamné à mort par l'imam Khomeiny, leader des Iraniens.

 

Merci à Monsieur Alban Dignat. Extraits du site d’historiens professionnels : herodote.net

 


 


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